Scandale à Frontignan : elle perd 2,5 litres de sang après avoir été ignorée par le SAMU
Le pronostic vital était engagé, mais l’ambulance n’est jamais venue. Le 29 mars dernier, Marie Dejean, habitante de Frontignan, a vécu l’horreur après avoir contacté le 15 pour un malaise violent lié à une grossesse extra-utérine. En effet, malgré ses appels de détresse, le Samu n’a dépêché aucun véhicule pour la secourir. Pourtant, à son arrivée tardive à l’hôpital de Sète par ses propres moyens, les médecins ont découvert qu’elle avait déjà perdu plus de deux litres de sang.
Une régulation médicale sous le feu des critiques
Tout d’abord, il faut souligner l’incompréhension totale de la victime face à la décision du médecin régulateur. Soudainement, alors que Marie signalait des douleurs insupportables et un risque connu de grossesse extra-utérine, le service d’urgence a prétexté l’absence d’ambulances disponibles vers Sète. Par conséquent, la jeune femme est restée seule, perdant connaissance à plusieurs reprises, sans aucune assistance médicale initiale. Ainsi, cette faille de régulation a transformé une urgence gérable en un drame vital.
2,5 litres de sang perdus : l’hémorragie du siècle
Par la suite, le diagnostic posé à la maternité de Sète a confirmé le pire. En effet, la trompe de la patiente avait littéralement explosé, provoquant une hémorragie interne foudroyante. Il faut savoir que Marie a dû subir cinq transfusions sanguines en urgence pour compenser une perte de 2,5 litres de sang, soit près de la moitié du volume total du corps humain. Désormais, les médecins s’accordent à dire qu’à quelques minutes près, l’issue aurait été fatale.
[Image d’un standard de régulation du SAMU (15)]
Le « secret médical » comme bouclier administratif
Cependant, la colère de Marie Dejean s’est amplifiée face au silence du CHU de Montpellier. Effectivement, en réponse à ses demandes d’explications, l’institution a invoqué le secret médical pour ne pas justifier l’absence d’intervention. Bien que la patiente soit la première concernée par son propre dossier, cette opacité administrative la pousse aujourd’hui vers une voie judiciaire. Par conséquent, elle a décidé de saisir la Commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) pour obtenir la vérité.
Un traumatisme physique et psychologique durable
Finalement, si Marie est vivante, les séquelles restent profondes. En conclusion, elle souffre d’une anémie sévère qui l’épuise au quotidien et d’un choc post-traumatique lié au sentiment d’abandon par les secours. Désormais, son combat dépasse son cas personnel : elle souhaite alerter sur la gestion des 15 000 grossesses extra-utérines annuelles en France. Ainsi, l’affaire Marie Dejean pose une question cruciale sur la responsabilité des plateformes de secours dans l’Hérault.

